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Je suis né à Timmins, Ontario. J’ai vu mes parents travailler d’arrache-pied pour accéder à la classe moyenne. Les choses n’ont pas été faciles et je ne prends rien pour acquis. Ils étaient des enfants d’ouvriers miniers donc l’éducation, même les études secondaires, n’ont été possibles que plusieurs années plus tard.

Mon père a travaillé fort pour économiser assez d’argent pour se payer des études universitaires, dans sa quarantaine, pour enfin devenir professeur en sciences économiques dans un collège communautaire de Toronto. Nous avons vécu à trois générations dans une petite maison de ville à Scarborough. C’était la maison qu’ils pouvaient se payer et qui leur permettait d’épargner pour leur retraite.

Aujourd’hui, pour bien des familles, ce n’est malheureusement pas la réalité.

J’ai appris au sujet des canadiens en travaillant avec les sans-abris à Toronto. J’en ai appris davantage quand nous étions côte à côte sur le blocus, où nous débattions les incinérateurs à déchets toxiques et les méga-dépotoirs. J’ai appris en écrivant des livres au sujet des défis vécus par la classe moyenne et en publiant les histoires des gens du nord. Ensuite j’ai apporté mes politiques au plancher de la Chambre des communes.

Au fond, je suis un activiste. C’est à Toronto, à travers la musique et les manifestations, que j’ai commencé à militer pour un monde meilleur. J’ai fait la connaissance de beaucoup de gens dans ces années. J’ai rencontré Jack Layton, un jeune conseiller municipal à l’époque, qui m’a encouragé à m’organiser. Il m’a appris rêver, à viser plus haut.

Nous nous sommes revus, quelques années plus tard, sur les lignes du barrage routier contre le projet de dépotoir à la mine Adams. Jack était venu nous soutenir, une coalition de personnes ordinaires alors que nous défendions notre environnement. Ensemble nous avons gagné. Nous avons écarté l’une des plus grandes entreprises de gestion des déchets du monde.

Le véritable changement commence avec les gens.

C’est à ce moment-là que Jack m’a encouragé à acheter un complet de 100 $, de devenir membre du Parti et de me présenter comme candidat pour le NPD.

Et je ne l’ai jamais regretté!